martes, 10 de abril de 2007

La camiseta cubana

Cuba! Cuba! Cuba! el pueblo te saluda!

Hmm, ça faisait quelque temps qu'on ne m'avait pas dit ça... Dans le sac de sport que j'ai fini par récupérer, sans vouloir me répéter, il y avait un t-shirt cubain (ceux qui me l'ont offert se reconnaitront tout de suite, je les aime beaucoup). Et ce t-shirt est magique. C'est un t-shirt pour se faire des amis (parfois des ennemis), mais ça marche à tous les coups. Que je le mette à Paris, à Barcelone, à Beyrouth ou à Buenos Aires, il y a toujours des réactions. Plutôt sympa, bien sûr, il faut pas oublier que j'ai une bonne tête. Un sourire, une bise, une bière, je repars toujours avec quelque chose.


Bon, cette fois-ci j'ai rencontré Gustavo, Alejandro et le troisième compère (je sais plus comment ils s'appelle) au bord d'un trottoir, plus ou moins en train de demander de l'argent. Grâce au t-shirt, ils m'invitent à boire un coup et me préviennent tout de suite: "nous sommes ce qu'il y a de pire dans la société", et ils insistent, même si je leur dis que ce n'est pas forcément ceux qui l'affirment à voix haute qui sont les pires. Il y en a un qui travaille dans une pizzeria, mais traîne avec les deux autres à la pause de midi. Il y en a un qui fait un peu la manche au feu rouge pour payer sa petite chambre. Et un qui ramasse plus de fric que tous les autres réunis parce qu'il est grande gueule, un peu clown, toujours en train de parler, c'est le seul à avoir un cellulaire.
La crise argentine de 2001 c'est ça aussi, les frontières entre les niveaux de la société sont un peu brouillées, la classe moyenne a souffert et un type peut se retrouver dehors mais toujours avec son boulot et son cellulaire.

Ensuite, je suis allé au parc sur la place Malabia, dans le quartier Palermo où j'ai l'école de photo. Il y avait un groupe de musiciens qui jouait des chansons mexicaines, de Chavela Vargas et d'autres rancheras. Je me suis assis et j'ai écouté.
Puis est arrivé Lua, de Rio de Janeiro avec son pandeiro. On a discuté et ensuite on a joué avec les musiciens. Lua, c'est aussi un mec marrant. Très extraverti, avec un accent brésilien meilleur que Chico, il est capable de raconter trois histoires différentes en même temps pendant qu'il parle avec son être supérieur (environ 3 signes de croix en 15 secondes). Apparemment, il est tellement amoureux des argentines qu'il ne va plus rentrer au Brésil. Moi, j'irais voir les deux avant de me décider... Après la musique, on a bu du maté offert par des jeunes cordobesas (province de Cordoba, au centre de l'Argentine) du style qui rendait fou mon ami Lua. Mais elles étaient vraiment jeunes, très jeunes (je peux pas dire ici), on n'a fait que boire du maté... Sinon, avec Lua, j'ai connu toutes les vendeuses de collier et de bracelets de la place, j'ai traîné sous l'échangeur et le pont de la voie ferrée où il cherchait un mec qui pourrait lui vendre un peu d'herbe et pour finir, il voulait m'emmener dans une soirée dans un endroit brésilien.


En temps normal, je serais allé, mais là j'avoue que je commençais à en avoir un peu marre de traîner dehors et j'avais peur du plan loose du mardi soir. J'avais faim aussi, et il fallait que je parle à la fille de la pension pour prolonger ma réservation. Mais je pense que je rappellerai Lua un de ces jours.

Il y a des jours comme ça qui sont faits pour traîner. On peut pas faire grand chose, à part se laisser dériver. Mais toujours en état d'alerte...

Cuba! Cuba! Cuba! la lucha continua.

11 comentarios:

Anónimo dijo...

Programme à laisser un glandeur parisien rêveur !!!
Aboulias

Anónimo dijo...

Ceux que tu aimes beaucoup
Te rendent la pareille
t-shirt Cuba ou cravate au cou
Lama est une merveille !

Macouzbehind dijo...

Maqué Lalouz, alors tout se passe bien pour toi je vois.
J'espère que les cours de toph snt intéressants, essaye de nous envoyer des clichés des superbes créatures que tu peux croiser là bas, le genre bonne viande argentine...
Ton Couzmacouzz mothafu...

Anónimo dijo...

oui on aime continue tes belles histoires!!! cynthia

Anónimo dijo...

comme c'est bon de pouvoir suivre tes aventures!!Pleins de bonheur et de bisous...sereia

Anónimo dijo...

Vaya historias q vas a tener, y a ti como no te gusta conocer y charlar con la gente...
Me encanta!

Anónimo dijo...

Hola primo!

Bueno, me alegro de que hayas encontrado tu maleta por fin!...y me encantan tus aventuras y la manera como las cuentas! Solo nos faltan unas fotitos para saborear contigo en la distancia aquel ambiente!

Por cierto, al final, creo que no va a funcionar la beca, pero quiero viajar este verano a Chile y Cuba...a ver si podremos coincidir.

Um beijinho, capoierista!
Marie-Laure

Anónimo dijo...

Le bateau à la dérive donne un délicieux goût de liberté, mais prends garde aux récifs et au naufrage!
Tiens bon mon capitaine et attrape ton gouvernail bien fort. Biz. Oumak.

Clemence dijo...

et la suite Siri...nous on attend pour rêver un peu!!!! pffft!

Anónimo dijo...

PU..... ca fait 1 mois que t'es parti! snif
Bon, on veut de nouveaux détails croustillants c'mon!
Chte2nélak ktir wlé 3akrout

Anónimo dijo...

hola!!!! soy ximena de monaco!!!la camiseta cubana!!! que rico que recibiste tu maleta ya era tiempo pero bueno las cosas son asi!!! lo importante que te encuentres bien con un nuevo mundo, y despues de lo que he leido estas muy contento de tu vida ,solo me queda decirte bravo y mil bravo!!! hasta pronto ximena de monaco muchos recuerdo para ti y un fuerte abrazo!!!!!!