sábado, 31 de marzo de 2007

Buenos Aires! día 8


ça fait déjà une semaine. Mais comment je suis arrivé là? et pour quoi faire?

J'ai quelques mois devant moi parce que j'ai pris une année sabbatique. En fait, ça veut dire que je peux partir pendant 11 mois faire ce que je veux, sans être payé, et ensuite je reviens me mettre à travailler comme si de rien n'était. Alors, ciao le boulot à Paris, ciao l'appart, ciao les amis et j'arrive ici, en Argentine.
Je me suis inscrit dans une école de photo, je vais avoir des cours pendant 4 mois et vivre à Buenos Aires.

Après, le "vrai" voyage commencera, avec comme idée de passer par Cuba, le Venezuela, la Colombie, le Pérou, la Bolivie, le Chili pour finir au Brésil, à Salvador de Bahia... (j'entends Urucungo Capoeira à Paris qui crie... um abraço muito grande a meu grupo!!)
Saõ Salvador, c'est la ville de la capoeira, c'est la ville du Mestre Ferreira qui a fondé le groupe Urucungo, dont je fais partie à Paris avec Contra-mestre Caboclo.

Ce voyage, c'est aussi l'occasion de prendre un peu de recul et de réfléchir sur la vie, pour en faire quelque chose de meilleur...



Sinon, depuis le premier jour, j'ai enfin fini par recevoir ma valise, elle a juste mis 6 jours de plus que moi à arriver. Dedans, des fringues propres (c'est la fête!) et mon abada, le pantalon de capoeira. Alors pour célébrer, je suis allé à une roda d'un groupe qui s'appelle Capoeira Gueto. Ce que je ne savais pas, c'est que le maître du groupe Gueto était élève du Mestre Ferreira... Tout s'explique: même philosophie, même ambiance, même énergie et une roda suivie d'une séance de grillades, bière et tchatche au coin de la rue jusqu'à 4h du matin. Ouais, c'était bien sympa.

"Je ferais tout ce qui est possible pour obtenir la victoire.
- Couillon!".
Dans le cybercafé où je suis, il y a plein de gosses de 10 ans, en train de jouer des parties de foot online. "Waaah, regarde le tir!!". Ok, ça tire peut-être dans tous les sens mais ce sont tous des petits gros! Ils s'agitent derrière leur écran et il n'y a que leur doigts qui font du sport. "Enculé, regarde ce que je t'ai mis!". Ils n'arrêtent pas de crier... Putain, j'en ai marre, je me casse. "Allez plutôt taper un vrai ballon, bande de bouffons!!"

sábado, 24 de marzo de 2007

Buenos Aires! día 1


ça y est! je suis enfin arrivé. Après avoir surmonté les obstacles administratifs, les vaccinations et une montagne de cartons, j'ai pris l'avion hier. Soulagé dans le RER qui m'amène à Roissy, je n'ai vraiment pris conscience du début du voyage qu'à Milan, où j'ai eu la mauvaise idée de faire escale, juste pour des questions d'argent. Ma valise y est d'ailleurs restée... En tout cas elle n'était pas sur le tapis à Buenos Aires. Il y avait juste une valise avec une étiquette pour Le Caire qui faisait desespérément des tours sur ce tapis à bagages argentin. Au début, j'ai eu un peu de compassion pour cet Egyptien qui n'allait peut-etre jamais retrouver ses affaires. Le pauvre... Après, j'ai compris que c'était peut-etre lui qui avait ma valise. L'enculé!
On verra bien s'ils finissent par me la livrer. C'est finalement ironique comme manière de commencer une nouvelle vie.

J'ai donc commencé mon séjour à Buenos Aires par une séance de shopping, à la recherche de calbuts bon marché et de t-shirts fabriqués en Chine, et bien sur, dentifrice, savon, etc. Pour me remettre de la fatigue du shopping (moi qui adore ça...) j'ai ensuite décidé de profiter de ce que l'Argentine fait de mieux, les grillades! OK, ce n'était l'endroit le plus haut de gamme, mais il doit y avoir pire (ça console toujours). Paradoxalement, ce n'est pas si facile de trouver des tables en terrasse. J'ai donc fini au bord d'un trottoir en train de commander 1/4 de poulet, une salade et une bière. La plus petite bière faisait un litre et le 1/4 de poulet était grand comme 3/4 de poulet à Paris, ce qui m'a rassuré, vu que les pigeons font la meme taille...


La ville est vraiment jolie, de là où je suis pour l'instant, près du quartier de Palermo, un mélange charmant d'Espagne et d'Italie. De vieux immeubles de style, avec des façades colorées et travaillées, avec pourtant des rues quadrillées, à l'américaine. L'Argentine et moi, on s'entend déjà...